Il me semble que la question revient souvent : faut-il dire à son manager qu’on traverse une journée difficile à cause de douleurs de règles, ou vaut-il mieux rester discret et gérer en silence ? D’un côté, on voit bien l’intérêt d’une certaine transparence : si la douleur est si forte qu’elle empêche de travailler normalement, le dire permet d’adapter la charge, de poser une pause ou de rentrer plus tôt sans culpabiliser. D’un autre côté, beaucoup de femmes n’ont pas envie d’exposer un sujet aussi intime, surtout dans des environnements où la pression de performance reste forte, même quand on est clairement diminuée.
Je pense que cela dépend beaucoup de la relation avec le manager et de la culture de l’entreprise : certaines équipes sont à l’écoute, d’autres beaucoup moins. Il me semble en tout cas que le silence imposé, celui qu’on s’impose par peur du jugement, n’est jamais une bonne solution sur la durée.
Et vous, vous préférez prévenir ouvertement, rester vague en disant juste que vous ne vous sentez pas bien, ou ne rien dire du tout tant que c’est tenable ?