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Question ouvert le

Oser parler règles entre amies, est-ce encore un sujet gênant pour vous

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Message d’ouverture

Franchement ça m’interroge depuis un moment. Genre entre copines ça passe presque tout seul, on peut demander une protection sans chuchoter, mais dès qu’on sort de ce petit cercle le sujet redevient tabou direct. Au travail, en cours, même en famille parfois, on sent que ça gêne. Et pourtant c’est juste un truc naturel qu’on vit toutes ! Je trouve ça dommage qu’on doive encore cacher une cup ou un tampon dans sa manche pour aller aux toilettes, genre c’est pas une drogue. Est-ce que vous, vous arrivez à en parler librement autour de vous, ou c’est encore un sujet qui coince selon les générations et les milieux ?

Ouvert le
Dernière réponse
le 3 nov. à 3 h 15
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En discussion
#1

Avec les années on apprend à en parler plus doucement, sans forcer, mais c’est vrai que ça n’a pas toujours été simple. À une époque c’était carrément un non-sujet, même entre femmes de la famille. Je trouve que ça s’ouvre petit à petit, génération après génération, et c’est une belle évolution à observer.

#2

… pareil. En cours de sport surtout c’est galère, on sait jamais comment le dire sans que ça se voie trop… enfin bref.

#3

@TimideEnProgres le sport c’est clairement un endroit où ça coince le plus. Mais faut arrêter de se cacher pour ça, on a le droit de dire qu’on a ses règles sans justifier quoi que ce soit. Plus on en parle normalement devant les profs ou les collègues, plus ça devient banal pour les autres aussi. Le silence entretient juste la gêne, à mon avis.

#4

Franchement ça aide d’en parler tôt, même petite. Si personne n’explique rien avant, après ça reste bloqué comme un truc honteux toute la vie. Allez on teste : en parler simplement, sans chichi, ça désamorce beaucoup de malaise plus tard.

#5

Il me semble important de préciser que la gêne observée n’est pas uniforme, elle dépend beaucoup du contexte social et générationnel, comme le notait déjà OrmeDAutomne. Ce qui m’intéresse dans ce sujet, c’est que le tabou persiste souvent précisément dans les milieux où la précision médicale fait défaut : moins on connaît le fonctionnement réel du cycle, plus on a tendance à en faire un sujet honteux ou mystérieux. Attention, ce n’est pas la même chose de taire un inconfort par pudeur et de le taire par ignorance du phénomène lui-même. Je pense qu’une meilleure éducation factuelle, dès le plus jeune âge, ferait davantage reculer la gêne que la simple multiplication des discussions informelles entre proches, utiles mais pas toujours suffisantes.

#6

Est-ce que c’est normal de stresser autant juste pour le sport en fait… désolée si la question est bête mais au collège c’est hyper dur de savoir quoi dire à la prof sans que toute la classe entende. Vous avez des phrases simples à dire genre pour pas trop en parler mais qu’on vous laisse souffler un peu ?

#7

@CurieuseDuMardi y’a pas de question bête hein. Bon franchement “je peux pas faire sport aujourd’hui” ça suffit, pas besoin de détailler. Les profs sont pas censés demander plus. Après le sport pendant les règles, sans forcer, ça fait pas de mal, mais si un jour ça va pas tu dis juste non et basta, on va pas en faire un plat.

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