Pour être précise, il faut distinguer plusieurs mécanismes qu’on mélange souvent dans ce débat. La rétention d’eau liée au cycle est en partie hormonale (ceci dit l’hydratation générale joue un rôle, mais pas de la façon qu’on imagine). Boire trop peu ne fait pas vraiment stocker plus d’eau de façon significative, c’est une idée répandue mais pas franchement démontrée à ma connaissance.
Ce qui est plus solide, c’est l’effet indirect : une bonne hydratation aide le transit, et la constipation aggrave souvent l’inconfort pelvien pendant les règles. Donc l’eau peut soulager indirectement les crampes, pas en agissant directement sur l’utérus.
Sur la fatigue, là encore prudence : une déshydratation légère donne une sensation de fatigue à n’importe quel moment du cycle, ce n’est pas spécifique aux règles. Le vrai test, c’est de comparer sur plusieurs cycles en notant l’apport d’eau et les symptômes (un petit tableau simple suffit), sinon on confond corrélation et causalité assez facilement.