Pour être précise, la question de la discrétion est secondaire par rapport à la rigueur du suivi lui-même, et c’est là que je vois souvent des lacunes, qu’il s’agisse d’un carnet ou d’une application. Noter uniquement une croix ou un point ne permet pas de repérer des variations cliniquement utiles : durée exacte, abondance comparée au cycle précédent, présence de douleurs associées. Un système de symboles trop minimaliste, pensé seulement pour être discret, finit par perdre en valeur informative le jour où l’on doit présenter ce suivi à un professionnel de santé.
Je suggère donc un compromis : un code simple à l’usage quotidien, mais suffisamment structuré pour être relu et interprété des mois plus tard sans ambiguïté. Une légende tenue à part, par exemple sur un petit papier glissé ailleurs, règle le problème de la discrétion sans sacrifier la précision. Quant à l’argument d’OrageContenu selon lequel personne ne s’intéresse à nos agendas, c’est sans doute vrai dans la majorité des cas, mais la discrétion n’a pas pour seul objet d’éviter la curiosité d’autrui, elle protège aussi une forme d’intimité à laquelle chacune a droit, indépendamment de l’indifférence supposée des autres.